Evolution
Il y a quelques jours (oui , ok, quelques semaines, je sais je sais que j'ai délaissé le blog...mais je suis une groooooosssse flemmarde (et juste une petite grosse tout court))
bref il n'y a pas longtemps (on met tout le monde d'accord comme ça) je discutais avec ma coloc allemande et on en est venu à parler, bizarrement, de la seconde guerre mondiale (mais que c'est original!!!)
Tout ça parce que cette année je vais bosser le 8 Mai! Eh oui, je suis en Autriche donc pour eux le 8 mai...ils ne fêtent rien. D'ailleurs lorsque j'ai dit qu'en France le 8 mai on ne travaille pas ils m'ont demandé "ben, y'a quoi le 8 Mai?"...
Et donc, avec ma coloc on discutait de tout ça et on remarquait les évolutions de l'après guerre dans les 3 pays (Allemagne, France et Autriche), surtout au niveau des mentalités.
(petite parenthèse: ce que je dis là dessus n'engage que moi, c'est une réflexion personnelle, ça ne tend pas à être une vérité quelconque, donc ... s'il vous plaît pas de réactions brutales :), parenthèse terminée)
Donc pour résumer grossièrement je dirais ceci des trois pays
La France se situe du côté de vainqueurs et fête le 8 Mai la tête haute, certaine d'avoir défendue les valeurs morales et d'avoir résistée contre l'occupant (et elle oublie en passant que la France a capitulé au bout de quelques semaines de combats, et la période de la collaboration, la résistance étant le fait que d'une partie de la population).
L'Allemagne paie un lourd tribu, toute la culpabilité se reporte sur ce pays et ses occupants, trois générations après, ils se sentent encore responsables.
Ma coloc me disait qu'en Allemagne la phrase "je suis fier d'être allemand" est impensable. On n'encourage pas du tout le nationalisme ou le patriotisme...
L'Autriche, rejette toute la faute sur l'Allemagne, ils sont dans le déni. Alors que lors de l'invasion de l'Autriche par l'Allemagne, cela fut plutôt bien accueilli.
Résultat, alors qu'en l'Allemagne, les mentalités ont évoluées et qu'il n'y a que peu de racisme (enfin surtout à l'ouest, le clivage ouest/est restant marqué) (dixit ma coloc allemande) et où tous les comportements sont policés à l'extrême de peur de faire resurgir les mauvais démons, l'autriche reste plutôt nationaliste et enracinée dans SON pays.
On peut voir comme slogan pour un parti de droite (certes à droite de la droite) "Pour que Vienne ne devienne pas Istanbul" ou "Notre pays pour nos enfants"
De même, (et cela à beaucoup frappé ma coloc, et moi aussi quand elle me m'a dit", la rue de son Université porte le nom de l'ancien maire de Vienne au moment de la guerre (qui était nazi!!).
De même (je reconnais que là il s'agit d'un exemple et qu'on ne peut pas du tout en tirer de généralité), le père d'une amie de ma coloc dit qu'il va "dans le Reich" lorsqu'il parle de l'Allemagne...
Un ami de ma coloc, que j'ai rencontré également, est noir. Il rêve de l'Allemagne car il trouve que Vienne et l'Autriche en général est raciste. Chose, qu'évidemment je ne peux pas remarquer.
En tout cas on voit très peu de personnes noires ou de magréhbins (et il est vrai aussi que leur "immigrés" sont plutôt des gens des pays balkaniques" plus que d'Afrique du Nord).
Bien sûr, tout cela ne sont que des exemples au milieu de tout un pays et de toute une nation. Je me garderais bien de tirer des conclusions.
Il est cependant intéressant de remarquer l'évolution qu'on pu avoir trois pays impliqués dans un même évênement traumstisant qu'est la seconde guerre mondiale. Et gardons nous bien de juger tel ou tel pays car nous avons en quelque sorte "la chance" d'avoir été du coté des vainqueurs, ce qui soulage notre conscience. Mais que serions nous devenus si nous avions été de l'autre coté? Qui plus est cette dictinction "vainqueurs/vaincus" est trompeuse et illusoire. Il y a eu des français collabo, il y a eu des allemands (et autrichiens certainement) résistants...
Mais j'étais contente de discuter de cela avec ma colloc car bien sur dans nos deux pays nous entendons cette histoire à longueur de temps à chaque nouvelle année scolaire...mais ô combien différente selon que l'on est d'un côté ou de l'autre de Rhin. Et quand à l'Autriche et son "déni"...je ne l'aurais jamais soupçonné. C'est malheureusement, à mon sens, l'évolution peut être la moins souhaitable...mais encore une fois, face à un tel traumatisme chacun (oui je personifie un peu les pays...) réagit comme il peut...
bref il n'y a pas longtemps (on met tout le monde d'accord comme ça) je discutais avec ma coloc allemande et on en est venu à parler, bizarrement, de la seconde guerre mondiale (mais que c'est original!!!)
Tout ça parce que cette année je vais bosser le 8 Mai! Eh oui, je suis en Autriche donc pour eux le 8 mai...ils ne fêtent rien. D'ailleurs lorsque j'ai dit qu'en France le 8 mai on ne travaille pas ils m'ont demandé "ben, y'a quoi le 8 Mai?"...
Et donc, avec ma coloc on discutait de tout ça et on remarquait les évolutions de l'après guerre dans les 3 pays (Allemagne, France et Autriche), surtout au niveau des mentalités.
(petite parenthèse: ce que je dis là dessus n'engage que moi, c'est une réflexion personnelle, ça ne tend pas à être une vérité quelconque, donc ... s'il vous plaît pas de réactions brutales :), parenthèse terminée)
Donc pour résumer grossièrement je dirais ceci des trois pays
La France se situe du côté de vainqueurs et fête le 8 Mai la tête haute, certaine d'avoir défendue les valeurs morales et d'avoir résistée contre l'occupant (et elle oublie en passant que la France a capitulé au bout de quelques semaines de combats, et la période de la collaboration, la résistance étant le fait que d'une partie de la population).
L'Allemagne paie un lourd tribu, toute la culpabilité se reporte sur ce pays et ses occupants, trois générations après, ils se sentent encore responsables.
Ma coloc me disait qu'en Allemagne la phrase "je suis fier d'être allemand" est impensable. On n'encourage pas du tout le nationalisme ou le patriotisme...
L'Autriche, rejette toute la faute sur l'Allemagne, ils sont dans le déni. Alors que lors de l'invasion de l'Autriche par l'Allemagne, cela fut plutôt bien accueilli.
Résultat, alors qu'en l'Allemagne, les mentalités ont évoluées et qu'il n'y a que peu de racisme (enfin surtout à l'ouest, le clivage ouest/est restant marqué) (dixit ma coloc allemande) et où tous les comportements sont policés à l'extrême de peur de faire resurgir les mauvais démons, l'autriche reste plutôt nationaliste et enracinée dans SON pays.
On peut voir comme slogan pour un parti de droite (certes à droite de la droite) "Pour que Vienne ne devienne pas Istanbul" ou "Notre pays pour nos enfants"
De même, (et cela à beaucoup frappé ma coloc, et moi aussi quand elle me m'a dit", la rue de son Université porte le nom de l'ancien maire de Vienne au moment de la guerre (qui était nazi!!).
De même (je reconnais que là il s'agit d'un exemple et qu'on ne peut pas du tout en tirer de généralité), le père d'une amie de ma coloc dit qu'il va "dans le Reich" lorsqu'il parle de l'Allemagne...
Un ami de ma coloc, que j'ai rencontré également, est noir. Il rêve de l'Allemagne car il trouve que Vienne et l'Autriche en général est raciste. Chose, qu'évidemment je ne peux pas remarquer.
En tout cas on voit très peu de personnes noires ou de magréhbins (et il est vrai aussi que leur "immigrés" sont plutôt des gens des pays balkaniques" plus que d'Afrique du Nord).
Bien sûr, tout cela ne sont que des exemples au milieu de tout un pays et de toute une nation. Je me garderais bien de tirer des conclusions.
Il est cependant intéressant de remarquer l'évolution qu'on pu avoir trois pays impliqués dans un même évênement traumstisant qu'est la seconde guerre mondiale. Et gardons nous bien de juger tel ou tel pays car nous avons en quelque sorte "la chance" d'avoir été du coté des vainqueurs, ce qui soulage notre conscience. Mais que serions nous devenus si nous avions été de l'autre coté? Qui plus est cette dictinction "vainqueurs/vaincus" est trompeuse et illusoire. Il y a eu des français collabo, il y a eu des allemands (et autrichiens certainement) résistants...
Mais j'étais contente de discuter de cela avec ma colloc car bien sur dans nos deux pays nous entendons cette histoire à longueur de temps à chaque nouvelle année scolaire...mais ô combien différente selon que l'on est d'un côté ou de l'autre de Rhin. Et quand à l'Autriche et son "déni"...je ne l'aurais jamais soupçonné. C'est malheureusement, à mon sens, l'évolution peut être la moins souhaitable...mais encore une fois, face à un tel traumatisme chacun (oui je personifie un peu les pays...) réagit comme il peut...
Publicité